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LE FILS DE L'HOMME

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LE FILS DE L'HOMME

Le fils de l’homme

Humble visitation de la crucifixion, et illustration en mots vitraillés d’un tableau de Salvador Dali.

Alors le silence se fit.

Immense et maître.

***

La cassure naissait.

Cette colline chaude bercée du chant joyeux des oliviers passait sous l’arche coupée de l’espace et du temps.

***

Des nuées grises s’amoncelèrent dans le ciel comme un troupeau de moutons qui couvre une colline de sa houppelande de vagues.

Sombre.

Une nuit s’avançait, tapie dans l’ombre de son manteau dont les plis ondulaient sur la terre surprise.

Les bêtes, craintives, s’étaient tues, glacées par l’étrangeté d’une mort silencieuse qui s’approchait tel un voleur.

Les oiseaux avaient plié leurs ailes fines qu’un vent montant faisait flotter en dentelles légères.

Pierre tombant du ciel, l’aigle plongeait vers d’étroits refuges.

Et le vent, toujours ce vent, emplissait l’immensité, bousculait les hauts cyprès qui frangent la montagne, filait entre les collines avec la hâte du voleur de chameaux.

Le vent, le vent voleur.

L’eau claire s’écoulait goutte ? goutte, frisée de la caresse de l’air, s’arrêtant au gré des pentes, en nappes en attente.

Les roseaux pliaient, génuflexion annonciatrice.

***

L? -bas, la croix, petite.

Le Fils de l’Homme, gisant.

Il n’y avait plus d’ombre sur le sol, cette ombre démesurée qui sous le soleil doré du midi clouait sur le sable brûlant la silhouette écartée.

L’ombre avait fui sous le couvert des nuées grises, avalée.

Le corps s’étirait vers le sol, au long des bras déchirés.

L’amer des clous luisait au fond des chairs ; une coulée de sang rouillé souillait la peau.

Les cheveux fins, agités par le souffle, étaient criblés de gouttes brunes que les épines avaient fait sourdre comme un buisson du désert après la pluie.

Le long visage était doux.

Printemps de roses blanches au bord de l’oasis aux abricotiers mûrs.

Sourire sur les vastes collines ondulantes du désert caressé par la fraîcheur des nuits.

Douceur des étoiles fripées du scintillement des hauts espaces.

Son visage était doux, de la douceur d’un monde.

On eût dit un long pleur par-dessus les collines, une plainte effacée et feutrée, douce comme la main d’une mère ; il plut, l’eau coulait le long du corps en un fin ruisseau, le lavant des peurs anciennes et de la sueur acide et jaune du calvaire.

La coulée de sang se diluait le long des jambes en nappes successives qui dégringolaient en gouttelettes mêlées du reflet des vignes.

Le corps s’éclaircissait d’instants en instants pour devenir luisant comme une rose de nacre sous la rosée.

Le fils de l’homme avait rendu son âme.

Comme un poignard qui troue la chair.

Son ombre multicolore était montée au sommet de la croix, faisant comme un dôme de lumière qui irradiait les traits déchirés du visage enfin délivré, glissait le long des cils, et lissait sur l’arête du nez un fil de clartés comme un soleil levant.

L’âme avait plané au-dessus de la croix, comme si elle hésitait ? quitter ce corps.

Elle était montée, devenant translucide, claire comme un cristal, nuage parmi les nuages, nuée parmi les nuées, transparence, éternité.

Alors des nuées grises s’amoncelèrent.

Il se fit partout un tombeau.

Les éclairs se déchiraient en filets d’or, comme la nasse du pêcheur, qui balayaient le sol en vacarmes.

Le soleil avait fui.

Les mains de la nuit enveloppaient du linceul maternel le corps abandonné de tous sur la croix.

A nouveau le silence, tant sur la terre que sur les gens, les animaux et les petits oiseaux.

Un silence froid et triste.

Un silence ? l’âme étroite et dure, qui entaillait les gens, les animaux et les petits oiseaux dans la chair rouge et ronde de la vie.

Un silence vaste comme une fin des temps, l? où l’ange descend, bleu, solennel et glacé, parmi la foule humaine innombrable et figée.

Et ce silence-l? fut très impressionnant.

Ce fut alors la pluie de fin des temps, qui couvrait le mont de sa robe serrée et s’écoulait sans fin.

Ce fut une pluie comme on n’en vit jamais, une pluie qui tressait son aube de bonté, sur les étroits détours de la méchanceté, qui peuplait en ces temps la triste humanité.

Et Ce Jour s’acheva, et la nuit fut tournée.

Ce fut l’Invitation.

Quand l’aube aux pétales de myosotys s’éveilla par-dessus les collines, la croix du fils de l’homme, dure et sèche, avait fleuri de mille feuilles enluminées que l’aurore irisait d’arcs-en-ciel.

Le vent n’était plus ; seule une légère brise faisait onduler le feuillage, comme le fin duvet des petits oiseaux.

Mille roses avaient éclaté de clartés pâles, dont la brise caressait doucement les pétales.

Un parfum léger embaumait la vallée.

Le sable sur le sol avançait en volutes fines et serrées, invité lui aussi.

Le corps délivré sur la croix flottait.

Alors ceux qui étaient l? Virent.

Sans un bruit, sans un son, sans un heurt, la lourde croix d’Arbre de Judée s’arracha lentement du sol.

Elle s’éleva sur la colline, très haut, très haut au-dessus des cyprès.

Elle était immense.

Le ciel, la lune, les étoiles faisaient autour d’elle un ballet de lumières lactées.

La galaxie elle-même s’y enroulait en spirale comme un immense coquillage.

Ceux des autres mondes contemplaient le spectacle en silence muet.

La croix, dans l’immensité stellaire, cessa son ascension, lentement s’inclina.

Le corps du crucifié planait au-dessus de la terre comme un grand oiseau blanc.

Ses ailes s’ouvraient largement au-dessus des océans et des terres comme pour protéger le monde.

Une onde de clartés étincelantes surgit du fond de l’univers. Elle illumina le grand oiseau.

La planète entière fut couverte d’une grande ombre, celle d’une croix immense qui tapissait les montagnes enneigées, les déserts désolés, les océans bleutés et les mers intérieures.

Alors, le fils de l’homme arracha son bras droit de la croix, et de sa main sacrée, son index relevé, fit l’ultime signe au-dessus des océans et des mers espacées.

C’était l’ombre de la dernière bénédiction qui s’étendait ainsi sur la terre lointaine.

Ainsi était-il écrit.


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